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Viktor Orbàn ajoute une nouvelle victoire à son palmarès

Dernière mise à jour : 5 avr.

Le parti du Premier ministre a enregistré plus de 53 % des suffrages aux législatives de ce dimanche 3 avril. Un score qui assure à Viktor Orbàn de continuer à gouverner sans entraves, après douze ans au pouvoir.


À Budapest, Orbán s'est fièrement présenté à ses partisans, sous des applaudissement nourris © Germain Baslé

Orbán passe, l'opposition trépasse. L'union des forces n'a pas suffi à vaincre le Premier ministre hongrois, qui signe sa quatrième victoire consécutive. Son parti, le Fidesz, a récolté plus de 53 % des voix, contre près de 35 % pour la coalition adverse, composée de six partis. Un résultat sans appel contredisant les sondages et les analystes, qui imaginaient un match serré. La large avance d'Orbán lui assure de conserver sa majorité de deux tiers au Parlement.


À Budapest, la soirée électorale du vainqueur s'est déroulée sous les meilleurs auspices. Il s'est fièrement présenté à ses partisans, sous des applaudissement nourris. « Nous avons remporté une victoire exceptionnelle - une victoire si grande qu'on peut sans doute la voir depuis la lune, et en tout cas certainement depuis Bruxelles », a déclaré Viktor Orbán. Une allusion à son bras de fer avec l'Union européenne. Celle-ci lui refuse en effet le déblocage des 7,2 milliards d'euros auxquels il peut prétendre dans le cadre du plan de relance européen, tant que son gouvernement ne s'attaque pas aux problèmes de corruption.


Le référendum invalidé


Du côté de l'opposition, les supporters de Péter Márki-Zay affichaient leur amertume et leur désillusion après l'annonce des résultats. Le dirigeant conservateur de 49 ans s'est finalement exprimé tard dans la soirée, confiant ne pas « cacher s[a] tristesse et s[a] déception ». Il a également dénoncé une « lutte inégale » face à « la propagande » et « une campagne de haine et de mensonges ». Du côté du parti d'extrême droite Mi Hazánk, en revanche, c'est la satisfaction. Avec 6 % des suffrages, la formation politique dépasse le seuil des 5 % nécessaires pour entrer au Parlement.


Ce dimanche, les Hongrois devaient aussi se prononcer sur un autre sujet très polémique. Ils devaient ainsi répondre à quatre questions en lien avec une loi interdisant d'évoquer le changement de sexe et l'homosexualité auprès des mineurs. Un référendum pointé du doigt par de nombreuses ONG, qui ont encouragé le peuple à le rendre invalide en cochant simultanément les cases « oui » et « non ». La manœuvre a réussi. En l'absence de quorum (il fallait que la moitié des électeurs se prononcent), la consultation n'a pas pu aboutir. La seule bonne nouvelle de la soirée pour les anti-Orbán.



Maud Kenigswald

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