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Fidesz : douze ans de domination sur le Parlement

Dernière mise à jour : 7 avr.

Le Fidesz, parti populiste de droite du Premier ministre hongrois Viktor Orbán est, depuis 2010, ultra majoritaire au Parlement. Il détient aujourd’hui 133 sièges sur les 199 de l’Assemblée nationale.


Le Parlement hongrois, situé à Budapest, abrite l'Assemblée nationale depuis 1902. © Jakub Hałun/Wikimedia Commons.

Viktor Orbán, Premier ministre hongrois, arrive au terme de son troisième mandat consécutif. Le 8 avril 2018, son parti, le Fidesz, emportait les dernières élections législatives avec près de 50 % des suffrages exprimés. La participation élevée (67 %) avait permis au populiste de droite de revendiquer une « victoire historique » venant couronner une campagne menée contre l’immigration, résumée par son slogan, « La Hongrie d’abord ».


Quatre ans plus tard, le dirigeant remet son titre en jeu. Dimanche prochain, le 3 avril, la population hongroise se rendra aux urnes pour réélire les députés de la chambre parlementaire unique, la Diète.






La Hongrie (Magyarorszag) est une république parlementaire. Une fois élus, les députés désignent à leur tour le Premier ministre, chef du gouvernement. Viktor Orbán occupe donc le poste depuis mai 2010, élections lors desquelles son parti avait remporté une victoire écrasante en alliance avec les chrétiens démocrates (KNDP). Auparavant, les socialistes (MSZP) détenaient la majorité des sièges.


Affaiblissement du Parlement


Une fois au pouvoir, le dirigeant hongrois a fait voter une nouvelle loi fondamentale, entrée en vigueur en 2012. Cette révision constitutionnelle comprenait notamment une réforme législative diminuant le nombre de parlementaires de 386 à 199. Lors des élections législatives de 2014 et de 2018, le Fidesz obtint, sur les 199 sièges, pas moins de 133 députés.


En plus des socialistes, le parti Jobbik joue un rôle important dans l’opposition. Créé en 2003, ce parti d’extrême droite souvent qualifié de « néo nazi » est progressivement devenu centriste, jusqu’à défendre aujourd’hui des positions pro-européennes.


Depuis une décennie, le régime parlementaire évolue vers un système marqué par la prépondérance du Premier ministre. Le Président, qui partage l’initiative législative avec le gouvernement, a peu de pouvoirs réels, mais plutôt un rôle d’arbitre. Le 10 mars dernier, Katalin Novák, candidate du Fidesz, succédait à János Áder, du même parti, et devenait la première femme présidente de Hongrie.

Nina Tapie


Pour en savoir plus sur le système électoral hongrois



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